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Approche expérimentale de l’apprentissage de la lecture

Ce texte à pour but de poursuivre une discussion entamée sur twitter (voir ici) et poursuivie par deux billets de Rémi Brissiaud (1,  2).

Le nombre de questions qui me restent est trop important pour twitter et je propose donc ce billet. Cela correspond au besoin de réfléchir noir sur blanc, cela ne fera pas forcement avancer le sujet mais au moins ma compréhension. Dans cette discussion je trouve des similitudes avec mon domaine de recherche : 1) un problème qui est complexe et doit être abordé par différentes disciplines; 2) la nécessité de construire des modèles. Et même si mon analyse est évidement limitée puisque je suis incompétent peut-être que ma contribution permettra à d’autres de compléter le raisonnement dans une logique d’intelligence collective. Vous avez une remarque? Merci de laisser un commentaire!

 

Un point sur lequel on insiste beaucoup avec nos modèles est qu’ils ont vocation à être prédictif (sinon leur utilité est assez limitée). Mais:

  • un modèle suppose toujours des approximations qui limitent la capacité à faire des prédictions, un modèle doit donc être présenté avec ses limites.
  • un modèle doit être en accord avec les données disponibles sinon on ne peut le considérer valide. Éventuellement on se restreint à un sous-domaine dans lequel il est valide si on sait que certaines approximations le rendent invalide dans un autre sous-domaine.
  • Une conséquence du point précédent est que l’on doit faire un point exhaustif de l’état de l’art. Il est aussi utile pour savoir sur quoi concentrer ses recherches.

Un autre point du billet qui trouve un écho dans ma pratique d’enseignement est la notion d’erreur persistantes et la prise en compte du taux d’échec des élèves. Certaines phases de l’apprentissage de la lecture sont contre intuitives (comme le détaille très bien Rémi Brissiaud) et ressemblent donc à d’autres sujets sur lesquels on se bat plus tard dans la scolarité. Ces points contre intuitifs sont souvent associés à des erreurs récurrentes (évolution dans mon cas). Il est donc important d’y revenir sur ces questions notamment si on observe que le taux de réussite a un exercice est limité (voir notamment cette étude de collègues physiciens de Paris 6). D’autre part, le taux d’échec des étudiants joue sur la  motivation mais aussi sur d’efficacité de la boucle de rétroaction sur l’apprentissage, moduler ce taux semble donc une stratégie intéressante.

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