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Le cours renversé c’est pas de la tarte…

Depuis la semaine dernière nous expérimentons, les étudiants de la licence FDV et moi, un cours en pédagogie renversée. Il s’agit d’un cours en DIY inspiré de celui de JC Caillez à Lille mais avec les modifications envisagées avec ses étudiants:

  • Le cours sera donc construit en 7 séances, une première pour faire le plan, les 6 autres pour écrire le cours. Pour la première séance comme pour le bloc des 6 autres nous avions choisit le principe du tableau tournant.
  • Une autre différence est que nous n’abandonnons pas le lien avec notre livre référence (Campbell Biology). Les six thèmes abordés correspondent à six chapitres du livre, les étudiants seront amenés à répondre aux questionnaires de l’outil “Mastering Biology” associé au livre. Une des difficultés est donc de couvrir le même contenu sans pour autant rester enfermé. Comment converger vers les mêmes connaissances sans suivre leur plan? Comment le faire sans avoir la vue d’ensemble de quelqu’un qui a déjà étudié le matériel? Ces interrogations, mises en avant par les étudiants, sont évidement pertinentes.

 

Après deux séances nous pouvons tirer les premiers enseignements:

A la fin de la première séance nous avions les plans de cours pour les six thèmes. Quand ils sont revenus dans les mains de leurs initiateurs les questionnements, voir la frustration, pointent: qui garde le contrôle? est-ce que les autres vont modifié ce que nous avons conçu? est-ce que nous pourrons modifier le cours des autres?

Ces questions, comme celles évoquées plus haut, sont tout à fait légitimes. Pour y répondre, organiser ces séances de manière a construire ensemble un cours cohérent, correct, nous nous reposerons sur les principes de l’intelligence collective, en définissant quelques règles de fonctionnement:

  • Nous avions décidé d’avoir au début de chaque session un temps pour le passage de témoins. Ce temps permet de repérer des erreurs ou omission et de régler les incompréhensions par la discussion, sous le regard bienveillant de l’enseignant.
  • L’intervention de l’enseignant est aussi sensible sur un autre aspect important: comment savoir si ce que l’on écrit est correct? La tentation est de demander à l’enseignant de corriger les fautes. Nous avons choisit une autre voie (voir la description de JC Cailliez): même si l’enseignant sera sans doute amené à intervenir à la marge, le plus gros des corrections devra venir des étudiants eux même. Comment? Par exemple en confrontant leurs sources, comme je l’ai déjà observé au cours de la deuxième séance. Est-ce que cette information vient d’un site fiable (blog, wikipedia, forum, article scientifique, article de vulgarisation, etc…)? Qui a la meilleure source?
  • Les sources doivent être référencées immédiatement dans le document de manière à ce qu l’information ne soit pas perdue, mais aussi que les même sources ne soient pas réutilisées de manière stérile.
  • Un temps de discussion, en fin de session, sera également organisé pour confronter le travail fait à celui des séances précédentes.

2 thoughts on “Le cours renversé c’est pas de la tarte…

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